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Industrialisez l’échec grâce au Growth Hacking.

Les conseils d’un expert pour capitaliser sur l’échec grâce au Growth Hacking pour prendre des décisions stratégiques.

La peur de l’échec à l’épreuve du test. Tester, c’est échouer :

Établir un plan, débattre d’une stratégie marketing autour d’une table ne peut pas vous mettre en position d’échec. On peut ressortir frustré d’une telle réunion, mais en aucun cas en situation d’échec.

Débattre, ce n’est pas échouer.

Mais pourquoi ?

Et bien parce que lorsque l’on pense, que l’on débat, personne n’échoue.
Au mieux, on ne se sait pas qui est dans le vrai, au pire on croit que l’on a raison et que notre stratégie va se dérouler sans accrocs.

C’est comme regarder un débat politique à la TV (ou en live sur Youtube, selon votre préférence 😊 ), on est incapable de savoir qui a raison. À ce stade il s’agit seulement d’une affaire de conviction, d’une bataille d’idée. On ne peut jamais déterminer avec certitude celui qui se trompe.

L’échec viendra beaucoup plus tard, dans quelques mois ou années lorsque le plan d’action longuement et maintes fois modifié sera enfin exécuté. Et à ce moment-là, on pourra toujours trouver une bonne excuse qui explique l’échec mais confirme le plan initial.

Bref personne n’a échoué. Magique non ?

Oser tester pour échouer

En définitive, il y a de nombreuses raisons de ne pas se baser sur la donnée ou des expérimentations pour choisir un plan : bonne argumentation, hiérarchie… Les convictions l’emportent bien souvent.
Cela ne doit pas vous étonner… mais pourquoi procéder comme cela ? Incompétence ? Peur d’échouer ?
La solution est simple : tester, c’est ouvrir la possibilité d’avoir tort. Les chiffres sont indiscutables.

Décider de lancer une expérimentation en dépit des obstacles, c’est prendre le risque de s’exposer à l’échec si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Il est d’autant plus difficile de se détacher de cette peur de l’échec dans une entreprise au fonctionnement traditionnel où tester, et donc échouer souvent, peut être un frein de carrière.

Cela est particulièrement flagrant lors de tentatives spontanées, issues, par exemple, d’une veille inspirante. Sans garanties de succès fondées, elles se heurtent parfois à la peur d’échouer des autres. Votre comportement pourrait les impacter alors qu’ils ont fait le choix de ne pas échouer.

Industrialiser l’échec pour accélérer sa croissance

Le Growth hacking est une méthodologie, issue des start-ups, qui permet de tester extrêmement rapidement, avec des ressources limitées, en utilisant des moyens non conventionnels. Cette nouvelle discipline nous prescrit deux actions pour le problème qui nous occupe :

  • Mettre en place une équipe chargée uniquement de tester, une Growth Team. Son seul objectif est de tester un maximum de choses. Son indicateur de réussite n’est pas la réussite des tests eux-mêmes, mais le nombre de tests réalisés.
  • Ne pas tenir compte de la réussite des tests pour juger la performance de l’équipe. Car comme dirait ce bon vieux Jeff (Bezos), “si vous savez que cela va réussir, ce n’est pas vraiment une expérimentation, non ?”. L’intérêt de l’équipe n’est donc pas corrélé au succès.

Ainsi recourir à une équipe « neutre », formée aux techniques de Growth Hacking pour mener des tests, est une solution efficace et presqu’impartiale pour prendre des décisions en limitant la peur de l’échec.

Vous pouvez découvrir les techniques de Growth Hacking lors d’une formation plus approfondie.

Grégoire Gambatto, co-fondateur de Germinal / Growth Hacker / Keynote Speaker / Auteur.

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