Méthodes Tendances & Innovation

La méthode agile, comment ça marche ?

Quels sont les points vigilances et bonnes pratiques pour adopter une méthode agile avec succès.

Pourquoi choisir la méthode agile ?

Implanter la méthode Agile dans une organisation s’effectue plus souvent par le biais d’un projet que par une approche décidée par le Management (Top-Down). Cette façon d’intégrer la méthode agile provient généralement de fournisseurs qui imposent de plus en plus cette approche et ce mode de gestion pour être plus en adéquation avec les besoins du client, pour supprimer l’effet tunnel, créer de la relation plus que de la documentation etc. En dépit de toutes ces bonnes raisons, la méthode agile doit s’insérer dans un cadre qui lui est propice et sur des projets en adéquation avec cette approche.

Quelles précautions prendre avant de choisir la méthode agile ?

Des organisations sont de plus en plus confrontées à des phénomènes de frustration dans leurs propres équipes projets car elles ne sont pas prêtes à travailler avec la méthode agile. Les personnels ne sont pas assez formés et les gestionnaires sont un peu perdus (ou perplexes) sur la valeur ajoutée produite à un instant t. La translation entre le besoin exprimé en termes de fonctionnalités et les « user stories » employées par les développeurs, crée souvent des incompréhensions et l’unité de mesure tangible d’avancement devient trouble.

Pour rendre propice une organisation à pouvoir traiter des deux approches (car l’approche projet classique est aujourd’hui encore nécessaire et le sera pour longtemps), elle doit se préoccuper de deux éléments essentiels : la formation de son personnel (pour les projets) et la culture de l’organisation.

Comment préparer le recours à la méthode agile ?

Ensuite, plus opérationnellement, il faut analyser quels sont les éléments propices à intégrer la méthode agile dans l’organisation. Plusieurs questions s’imposent :

  • la proximité des équipes (au sens géographique du terme) et leur taille,
  • la disponibilité client (généralement couverte par un Product Owner ou Business Analyst),
  • les modes de communication ou encore l’externalisation faible des activités qui sont des éléments prépondérants de la réflexion
  • mais aussi la capacité de l’équipe à pouvoir travailler en multi approches projet si elles devaient ne pas être dédiées.
  • et puis l’ancienneté de l’environnement (voire l’inertie)

Ces facteurs peuvent réduire les chances de pouvoir implémenter efficacement cette façon de travailler en agilité. Cela concerne plutôt les organisations complexes de plus de 300 personnes.

Quelle est la clef de succès pour utiliser la méthode agile ?

Si l’on considère que la méthodologie est porteuse d’une culture, intrinsèquement parlant, celle-ci ne doit pas se distinguer trop fortement de la culture de l’organisation dans laquelle elle s’inscrit.

Par exemple : j’en ai fait l’expérience chez Dassault Système lorsque j’ai audité l’IT Finance. J’ai inclus des recommandations dans mon rapport, qui s’appuyaient sur plusieurs références comme PMBok, COBIT, CMMi. Sans cela, il m’était impossible de contribuer à améliorer les interactions IT-Métier. Et cette façon de faire s’est naturellement imposée puisque la culture de l’entreprise n’était pas, à cette époque, de s’appuyer sur des guides mais plutôt de laisser les personnels s’organiser par eux-mêmes.

Il faut toujours exploiter la culture de l’entreprise pour y insérer des méthodes adaptées. La méthode agile n’y échappe pas. Et souvent, on voit des « morceaux » d’Agile posés par-ci par-là, et très souvent des personnels frustrés, des groupes d’individus qui ne se comprennent pas. D’ailleurs Leitner & Kayworth l’ont démontré en 2006: la culture organisationnelle a un impact significatif sur le processus de développement. Les auteurs du manifeste Agile le confirment également.

Stéphane RAVIART – Expert gestion de projet & management interculturel

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